5 choses à savoir sur le secteur de l’intérim

L’intérim est de plus en plus plébiscité. C’est un type de contrat qui mine de rien est encore peu connu du grand public. Malgré sa réputation de « contrat précaire », il a ses avantages. Petit tour d’horizon en cinq points :

 1. L’intérim permet de trouver un emploi rapidement

L’intérim d’ailleurs un secteur où l’on retrouve de nombreux profils sans diplômes ou peu diplômés. L’intérimaire effectue plusieurs missions parfois de natures différentes et dans plusieurs entreprises, ce qui lui permet d’acquérir de l’expérience. Ainsi, selon une enquête de l’Observatoire de l’intérim et du recrutement datant de septembre dernier, les ouvriers non-qualifiés représentent 36 % des salariés intérimaires, contre 13 % des employés.

 2. Les conditions d’emplois de l’intérimaire sont identiques à celui du salarié

Eh oui ! Vous ne le savez peut-être pas, mais l’intérimaire possèdent les mêmes avantages qu’un salarié lambda. Il bénéficie ainsi d’une rémunération équivalente à celle du salarié (à compétences et expériences égales), et peut aussi profiter de différents avantages tels que les tickets restaurants ou encore, les restaurants d’entreprise. Il a également droit aux RTT et aux congés (deux jours et demi par mois de travail). Cependant, les missions étant souvent brèves, l’intérimaire n’a pas forcément l’occasion d’en profiter. Ces avantages deviennent alors des indemnités compensatrices.

 3. Une indemnité de fin de mission plutôt intéressante

En plus de bénéficier des mêmes avantages qu’un salarié, l’intérimaire a également droit à une « indemnité de fin de mission », et là encore, elle est plutôt avantageuse. Cette indemnité représente 10 % du salaire brut perçu pendant le contrat. Ainsi, si pendant votre mission votre salaire s’élevait par exemple à 2 000 €/mois, et que votre mission a duré quatre mois, à la fin de la mission vous percevrez 800 euros d’indemnités (soit 2 000 € x 4, amputés des 10 %). A cela s’ajoute également les indemnités de congés et RTT non pris. Attention toutefois, si l’entreprise renouvelle votre contrat ou vous embauche en CDI, l’indemnité de fin de mission ne vous sera pas versée.

 4. Rompre un contrat de mission est impossible…

Sauf en cas de faute grave. Si l’entreprise employant l’intérimaire rompt le contrat, elle est dans l’obligation d’en trouver un autre à l’intérimaire. Elle a un délai maximum de trois jours ouvrables. Pendant ce délai l’intérimaire est rémunéré. Le nouveau contrat doit être quasi identique au premier, notamment en ce qui concerne la rémunération, les qualifications, les horaires et le temps de transport. Si ces conditions ne sont pas réunies, les salaires restant et les indemnités de fin de mission du précédent contrat sont versés à l’intérimaire. Dans le cas où c’est l’intérimaire qui rompt le contrat, il doit verser des dommages et intérêts à son agence d’intérim et ne perçoit pas ses indemnités.

 5. Un petit nouveau débarque : Le  » CDI Intérimaire « 

Mais est-ce un CDI ou un contrat d’intérim ? C’est un mélange des deux en fait. L’intérimaire signe un CDI auprès de l’agence, il est ensuite envoyé en mission chez des clients. Les missions sont rémunérés au même tarif qu’une mission d’intérim classique. Durant son contrat le travailleur pourra également connaître, comme tout autre intérimaire, des périodes de carences. Pendant ces périodes, appelées « périodes d’intermission », il est payé par son agence, au SMIC et avec une majoration pouvant varier selon sa fonction (15 % pour les agents de maitrise et 25 % pour les cadres par exemple). Cependant, le travailleur possédant un CDI Intérimaire ne bénéficie pas de prime de précarité en fin de mission. La cause ? Le contrat étant de type  » CDI « , il est considéré comme étant moins précaire qu’un contrat d’une mission d’intérim basique. Cela est moins intéressant financièrement.